Zakât Al Maal



Qui est en ligne ?

Nous avons 23 invités en ligne
Bannière
PDF Imprimer Envoyer

Les bénéficaires de la Zakât


1- Donner la zakat à un frère pauvre

Question : J'ai un frère marié, pauvre et endetté, et une sœur mariée à un pauvre endetté. M'est-il permis de leur donner la totalité de la zakat de mes biens si elle leur permet de rembourser leurs dettes ? Ou bien n'ont-ils droit qu'à une partie de cette zakat ?

Réponse : II n'y a pas d'inconvénient à leur donner la zakat s'ils sont musulmans et endettés et que votre zakat couvre la dette qu'ils ne peuvent pas rembourser car ils font partie de gens cités dans cette parole d'Allah (SBT) :
" Les Sadaqats ne sont destinées qu'aux pauvres, aux indigents.. .." Le succès ne dépend que d'Allah. Cheikh Ibn Baz

2- Jugement islamique relatif au paiement de la zakat à sa mère

Question : Est-il permis de donner l'argent de la zakat à sa mère ?

Réponse : Le musulman n'a pas le droit de donner sa zakat à ses parents, ni à ses enfants ; il doit subvenir à leurs besoins avec son argent s'ils sont démunis et qu'il en a les moyens. Le succès ne dépend que d'Allah.
Cheikh Ibn Baz

3- Le pauvre et l'indigent

Question : Qui est le pauvre à qui on doit donner la zakat ? Quelle est la différence entre le pauvre et l'indigent ?

Réponse : L'indigent est le pauvre qui ne trouve pas de quoi satisfaire complètement ses besoins. Le pauvre est dans une détresse plus grande ; tous les deux font partie des catégories de personnes bénéficiaires de la zakat mentionnées dans cette parole d'Allah (soubhana wa taala) :
( Les sadaqats ne sont destinés qu'aux pauvres, aux indigents, à ceux qui les collectent....)
Quiconque a un revenu suffisant pour sa nourriture, sa boisson, ses vêtements et son logement, que ce revenu provienne d'un legs pieux, d'un gain, d'une activité, etc., n'est pas considéré comme pauvre ni indigent et il n'est pas permis de lui donner la zakat. Cheikh Ibn Baz

4- Jugement islamique relatif au paiement de la zakat à son frère et à son oncle

Question : Est-il permis à une personne de donner la zakat à son frère besogneux (il est pauvre et travaille mais ses revenus ne lui suffisent pas) ? De même, est-il permis à une personne de donner la zakat à son oncle s'il est pauvre ? La femme peut-elle donner la zakat de ses biens à son frère, à sa tante ou à sa sœur ?

Réponse : II n'y a pas de mal à ce qu'un homme ou une femme donne sa zakat à son frère, sa sœur, son oncle, sa tante et à tous les autres proches parents, s'ils sont pauvres, conformément aux arguments généraux relatifs à ce sujet. Bien mieux, leur donner la zakat constitue à la fois une aumône et un moyen de consolider des liens de parenté. Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit en effet :

« La Sadaqah (zakat) donnée à un indigent est une Sadaqah et celle donnée à un proche parent, est une Sadaqah et une consolidation des liens de parenté...».

Il faut excepter cependant de cela les parents et leurs géniteurs, de même que les enfants mâles et femelles, et leurs descendants. En effet, on ne doit pas leur donner la zakat, même s'ils sont pauvres. Il incombe à l'individu d'utiliser ses biens pour subvenir à leurs besoins s'il en est capable et s'il n'y a personne en dehors de lui pour les prendre en charge. Cheikh Ibn Baz

5- Le paiement de la zakat à des combattants dans le sentier d'Alllah

Question : Je connais un homme digne de confiance qui affirme qu'il lui est possible de remettre la zakat à un Cheikh digne de confiance qui la fera parvenir a des combattants dans le sentier d'Allah ; puis-je leur donner la zakat de mon or ou bien y a-t-il d'autres voies de bienfaisance meilleures ? Surtout qu'il est difficile pour moi, en tant que femme, de rechercher des nécessiteux qui en ont droit ?

Réponse : II est permis de donner la zakat a des combattants dans le sentier d'Allah comme l'ont énoncé les savants, car ils combattent des ennemis, mécréants et impies. Dès lors que l'on connaît un homme de confiance qui remettra cette zakat a des combattants dans le sentier d'Allah ou la leur fera parvenir via une personne sûre, il est permis de la lui remettre. Celui qui la donne acquitte sa conscience et sa récompense incombe à Allah. Cheikh Ibn Jibrine

6- Le paiement de la Zakât à sa sœur

Question : J'ai une sœur mariée dont la situation n'est pas facile ; m'est-il permis de lui donner une partie de la zakat de mes biens afin de remonter son niveau de vie et de l'aider à éduquer ses enfants ? Il faut signaler que son mari ne s'occupe que de sa propre personne et que nous nous sommes lassés de chercher à améliorer sa condition.

Réponse : Si elle est pauvre, si son mari ne subvient pas à ses besoins et que vous n'avez pas réussi à améliorer la situation de ce dernier et s'il n'y a personne pour le ramener à l'ordre, il est permis de lui donner la zakat an fonction de ses besoins. Cheikh Ibn Baz

7- L'octroi de la zakat à celui qui veut se marier

Question : Un jeune homme honnête veut se marier, et il n'y a pas de doute qu'il a besoin d'aide afin d'accomplir ce mariage. Est-ce qu'il m'est permis de lui donner de la zakat pour l'aider à faire son mariage ?

Réponse : II est permis de donner la zakat à ce jeune homme pour l'aider à se marier s'il est incapable de faire face à ses exigences. C'est d'Allah que dépend le succès.
Cheikh Ibn Baz

8- le paiement de la zakat au mari pauvre
Question : Est-il permis à une femme de donner la zakat de ses biens à son mari si ce dernier est pauvre ?
Réponse : II est permis à la femme de donner la zakat de ses biens à son mari si ce dernier est pauvre, conformément à la portée générale de cette parole d'Allah (soubhana wa taala):
" Les Sadaqats sont destinées pour les pauvres, les indigents.,. " pour lutter contre sa pauvreté. Le Comité Permanent

9- Jugement islamique relatif au tapissage ou à la réfection d'une mosquée avec l'argent de la zakat

Question : Est-il permis d'utiliser l'argent de la zakat pour restaurer une mosquée, la tapisser... étant donné que cette mosquée n'a pas de revenus sur lesquels elle peut compter et les populations locales sont pauvres ?

Réponse : II est évident que la question des mosquées concerne le Ministère du Pèlerinage et des Legs Pieux. C'est à l'instance chargée de restaurer les mosquées, de leur fournir les tapis et tout le matériel dont elles ont besoin. Si les moyens du Ministère ne lui permettent pas de satisfaire les exigences de toutes les mosquées, situation qui l'amène à commencer par les priorités et à différer la rénovation de cette mosquée, et que les gens de la mosquée ne désirent pas attendre, il faut qu'ils la réparent avec leur argent. Quant à la zakat, elle est destinée exclusivement aux huits catégories indiquées par Allah (SBT) dans Sa parole suivante:

" Les Sadaqats ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah et pour le voyageur (en détresse)"

Ainsi, il est clair que les mosquées ne font pas partie des huit catégories bénéficiaires de la zakat mentionnées dans le verset et auxquelles la zakat est destinée exclusivement.
C'est d'Allah que dépend le succès. Paix et bénédictions d'Allah sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et sur ses Compagnons. Le Comité Permanent

10- Le versement de la Zakât aux coupables et aux endettés

Question : Est-il permis ou non de donner la zakat aux coupables, à ceux qui sont redevables du prix du sang et aux endettés quand l'un d'eux vient demander de l'aide... ?

Réponse : Allah (soubhana wa taala) a énuméré les bénéficiaires de la zakat dans Sa parole suivante :

" Les Sadaqats ne sont destinées qu'aux pauvres, aux indigents, à ceux qui les collectent, à ceux dont les cœurs sont à gagner (à l'Islam-), à l'affranchissement des jougs, à ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah et pour le voyageur (en détresse)."
Il a en effet cité parmi ces catégories les personnes lourdement endettées, qui se subdivisent en deux groupes :
* Le premier groupe comprend ceux qui s'endettent lourdement pour maintenir la concorde entre les gens : prenons le cas d'un homme qui effectue une médiation lorsqu'il y a entre deux groupes, par exemple deux tribus ou les habitants de deux villages, une altercation provoquée par des crimes de sang ou des dommages matériels, source de haine et d'inimité. Ce médiateur s'engage donc à payer une certaine somme d'argent pour dédommager les gens lésés afin d'apaiser ce tumulte. On doit lui donner une part de la zakat suffisante pour qu'il puisse respecter cet engagement, même s'il est riche, s'il ne paye pas de sa poche. Mais s'il paye de sa poche, il n'est pas permis de lui donner de la zakat.
* La deuxième catégorie concerne celui qui s'est endetté en vue de se racheter des mécréants ou pour effectuer un achat licite ou illicite, puis s'est repenti ; s'il est pauvre, on lui donne une part de la zakat, afin d'aider au remboursement de sa dette. Il mérite même dans ce cas d'être aidé pour la cause d'Allah. Le Comité Permanent

11- Jugement islamique relatif au versement de la Zakât à une seule famille

Question : Si une personne désire payer la zakat sur ses biens et que cette dernière représente une somme modeste, comme 200 riyals par exemple, est-il préférable de la donner à une seule famille pauvre ou de la diviser entre plusieurs familles pauvres ? Je vous prie de m'éclairer -Qu'Allah vous récompense !

Réponse : Si le montant de la zakat est peu important, l'attribuer à une famille nécessiteuse est plus méritoire et préférable, car la distribuer entre plusieurs familles alors qu'elle est modeste réduit son utilité. Cheikh Ibn Baz

12- On ne donne pas la Zakât à sa mère ni à celui qui abandonne la prière

Question : M'est-il permis de donner à m,a mère une somme d'argent et de la considérer comme de la zakat ? Il faut noter que mon père subvient à ses besoins et a une bonne situation, louange à Allah.
Par ailleurs, j'ai un frère, apte à travailler, qui n'est pas encore marié et qui — Qu'Allah le guide- n'est pas très assidu dans ses prières, m'est-il permis de lui donner quelque chose de la zakat ? Instruisez-moi -Qu'Allah vous protège !


Réponse : II ne vous est pas permis de donner une part quelconque de la zakat à votre mère, car on ne donne pas la zakat aux deux parents, de plus elle n'en a pas besoin étant donné que votre père subvient à ses besoins.
Quant à votre frère, il n'est pas permis de lui donner de la zakat tant qu'il délaisse la prière. En effet, la prière est le pilier le plus important de l'Islam après la double attestation de foi, et son abandon volontaire est une grande mécréance ; par ailleurs votre frère est en bonne santé et gagne bien sa vie. S'il se trouve un jour dans le besoin, ce sera plutôt à votre père de s'en occuper, car il est en ce qui concerne les dépenses d'entretien, responsable de lui tant qu'il en a les moyens... Qu'Allah le guide et l'oriente vers la Vérité et qu'il le protège contre le mal de son âme, de son diable et des mauvais Compagnons. Cheikh IbnBaz

14- La dette n'exempte pas de l'acquittement de la zakât

Première question : II s'agit d'un homme qui a des activités commerciales et fait des transactions avec des compagnies étrangères en achetant à crédit. Il a de l'argent mis de côté depuis près d'un an mais doit beaucoup d'argent à ces compagnies. Il voudrait savoir s'il commet un péché en décidant de rembourser ces compagnies quelques jours avant l'échéance, c'est-à-dire quelques jours avant que la somme épargnée ait achevé le cycle d'une année complète, tout cela dans le but d'éviter de prélever la zakat sur cet argent qu'il doit rembourser aux compagnies, sachant que la date fixée pour l'échéance du remboursement survient quelques jours après la fin du cycle d'un an ?

Deuxième question : Comment doit-il s'acquitter de la zakat sur ses biens qui se répartissent comme suit
1- Valeur des marchandises présentes dans le magasin à la
fin du cycle d'un an : 200.000 riyals
2- Valeur des dettes à son passif : 300.000 riyals.
3- Valeur des dettes à son actif: 200.000 riyals.
4- Argent liquide et solde en banque : 100.000 riyals.

Troisième question : L'échéance du remboursement de certaines dettes est arrivée, mais il a retardé ce remboursement ; comme la fin du cycle d'un an approche, il a retiré de sa caisse la somme correspondant au remboursement de cette dette et compte la remettre à son créancier après l'inventaire. Cette somme a donc été isolée du reste de ses biens et soustraites des dettes qu'il a à son passif. Est-ce que cela le dispense de prélever la zakat sur cet argent ?
Réponse : Si une personne endettée rembourse ses dettes avant la fin du cycle d'un an, il n'a pas à payer la zakat et il n'y a pas de mal à cela. Uthman Ibn Affan (radianalah ou anhou), le Calife bien guidé, ordonnait à toute personne qui avait des dettes de s'en acquitter avant l'échéance de la zakat. Il n'y a pas de mal à ce que le créancier diminue une partie de la dette afin d'obtenir le remboursement du reste avant l'échéance prévue, selon le plus juste des avis des savants à ce sujet, parce que cela comporte un avantage pour le créancier comme pour le débiteur, à la différence de l'intérêt usuraire.
Quant à la valeur des marchandises présentes dans le magasin, il vous faut payer la zakat à la fin du cycle d'un an. De même, vous devez payer la zakat de votre solde en banque à la fin du cycle d'un an.
Concernant les sommes qui vous sont dues, il y a des précisions à apporter : la zakat est obligatoire sur celles qui sont entre les mains de personnes solvables, car elles sont semblables à la somme que vous avez mise en banque et tout type de dépôt similaire. En revanche, il n'y a pas de zakat sur celles qui sont entre les mains de personnes insolvables, selon le point de vue juste parmi les avis des savants.
Certains savants ont dit qu'il doit payer leur zakat pour une seule année après les avoir récupérées. Ce point de vue est bon et prudent ; toutefois, ce n'est pas obligatoire selon l'avis le plus juste, parce que la zakat est une aide et n'est pas obligatoire sur les biens qu'on ignore si on les récupérera ou non, parce qu'ils sont entre les mains de personnes insolvables ou de mauvais payeurs ; c'est le cas également des biens perdus, des animaux égarés, etc.
Quant à l'argent que vous devez à autrui, cette dette ne vous exempte pas de payer la zakat, d'après le plus juste des points de vue des savants à ce sujet. Concernant la somme que vous avez retirée de votre argent pour rembourser les créanciers, mais qui est restée tout de même une année entière en votre possession avant que vous ne la rendiez à vos créanciers, elle est bel et bien soumise à la zakat, car elle est restée entre vos mains pendant un cycle d'un an. Le succès ne dépend que d'Allah. Cheikh IbnBaz






Source: Fatawa sur la zakat de Cheikh Ibn baz, Cheikh Ibn Jibrine, Cheikh Ibn Al-Othaimine et du comité permanent de l'Ifta
 

DVD sur la zakat

Get Firefox

 
  Design by augs-burg.de & go-vista.de  
 
     
 
   
Design by windows vista forum and energiesparlampen